Méditation

MÉDITATION DE LA GROTTE

S’asseoir correctement, le dos droit

Les mains posées sur les cuisses et les paumes en l’air ou assis en tailleur

Prendre conscience de son souffle

Se centrer et mettre le calme au fond de soi, se laisser envahir par lui

Imagine. Ouvre ton esprit, les neufs palais, sens l’énergie descendre en toi.

Assis au fond de la grotte, les yeux, mi-clos. Vide de pensée, tu es.

Tous les sens en éveil, tu sens la vibration bienfaisante de ton corps ou les éléments qui le composent. L’énergie de ton entourage joue avec la tienne et tu restes stoïque dans le vide de l’attente.

Écoute avec le sens, cette vision qui t’envahit.

Tu deviens cette araignée tapie dans le recoin,  tissant sa toile.

Tu sens sa faim, son attente, son destin.

Tu deviens ce mille-pattes qui traverse la grotte. Tu sens sa hâte, son hésitation, sa quête de nourriture.

Tu deviens cette petite chauve souris accrochée la tête à l’envers, se couvrant de ses ailes. Tu ressens son rêve de vol, de fruits délectés, de partenaires à chercher. Tu vois l’œil immense de la grotte avec ses endroits clairs et obscurs : il te regarde. Tu sens que tu es dans son ventre en attente de la révélation.

Doucement tu t’enferme dans le néant de ces réalités.

Tu deviens cette grotte, tu ressens la vie dans chaque interstice, dans chaque recoin. Tu sens la fébrile activité de l’attente de chaque choses, tu es cellule vivante de chacune de ces choses et l’œil de la grotte te regarde.

Frémissement. Goutte d’eau qui tombe, bruit infime devenant grondement de tonnerre, tu sens chaque instant qui passe et tu te plais e dehors de ces instant, devenant œil, devenant goutte, tu sais intuitivement, combien cet instant est beau.

Rocher. Tu es et tu sens les racines des plantes, des arbres qui s’accrochent à toi, l’air qui frémit dehors, autour de branches , des feuillages, des tiges, tu la ressens et tu t’enivres d’elle. Accrochée à toi, la vie se propage dans tous ces drames qui se jouent. Se nourrir Manger. Procréer. Besoin de revenir à son état d’origine, ainsi tu es dans toute chose. Dans le sens, l’œil de la grotte te regarde.

Frémissement courant sur ta peau. Tu comprends l’aigle qui vole dans le ciel. Planant sur les courants d’air, survolant la forêt profonde, tu sens l’air frémit entre les plumes des ses ailes et quand au fond de sa gorge jaillit un cri, tu le ressens. Tu es ce cri, air comprimé au fond d’une gorge. Chaque cellule de ton corps devient celui-ci.

Assis dans la tranquillité, en équilibre, tu vois le ciel, les nuages, l soleil, les ombres qui s’allongent et le jeu de la lumière. Sensation de chaleur, nourriture céleste, tu ressens l’eau du nuage qui éclate à l’appel de la forêt. Ruisseau et rivière qui coulent chargés des pensées de la végétation lavée. Tu vis dans l’ombre de chaque instant, tu suis le courant de cette musique céleste où chaque son représente une histoire du tout.

Tu regardes l’œil de la grotte qui te regarde.

Conscient de cette vision sans fin, tu peux suivre le cours de cette frénésie du temps concentrée en un instant. Assis dans la stabilité, sans mouvement « dans l’inspire et dans l’expire », tu es. Tu sens que le temps n’a plus de prise et pourtant tes ongles, tes cheveux continuent de pousser. Tu ressens ton corps comme un tout et dans le fond de cette grotte, tu deviens tout, tu deviens toi..

Est-ce l’œil qui te regarde ou toi qui est cet œil qui lui-même se regarde ?

Difficile à dire car pour cela, il faut réfléchir donc sortir du sentir et briser ce moment.

Toute chose est illusoire car continuellement changeant, mais toi dans l’instant… dans cet instant

TU ES.

 

Texte de Sylvain Winter

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